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Les cuirassiers de Reichshoffen

Nazet et Villemer - Francis Chassaigne

1871

"Créé par Gauthier aux Ambassadeurs "

La bataille de Froeschwiller-Woerth (ou bataille dite de Reichshoffen) s'est déroulée le 6 août 1870 en Alsace, au début de la Guerre franco-allemande de 1870. Elle est célèbre pour une série de charges de cuirassiers français (cavalerie lourde) . Il y eut deux charges : celle sous les ordres du général Michel à Morsbronn aux environs de 13 h 30 et celle de Bonnemains à Elsasshausen (hameau de Froeschwiller) aux environs de 15 h 30, toutes deux faces à la IIIe armée prussienne qui, avec ses cent-trente-mille hommes, avait un avantage numérique de trois contre un s'ajoutant à une supériorité du matériel. Le sacrifice de ces hommes fut totalement inutile d'un point de vue militaire mais a été copieusement utilisé par la propagande, notamment pour la reprise de l'Alsace. Les survivants furent abondamment décorés.

Dans "Le château de ma mère", Pagnol décrit la rencontre de la famille avec un des propriétaires de château le long du canal qu'ils longeaient pour se rendre à la maison de campagne. Celui ci les autorise à traverser son parc, et leur donne sa carte en les quittant.

Le soir, après le souper servie à la lumière de la lampe tempête, ma mère dit :
- Joseph, montre nous la carte qu'il t'a donné

Il lui tendit le bristol et elle lut à haute voix :

Comte Jean de X
Colonel au premier cuirassier

Elle se tut un instant comme troublée
- Mais alors, dit-elle...
- Oui, dit mon père, c'est celui de Reichshoffen"...


Extraits mp3 :



Henri Weber

Ils reculaient, nos soldats invincibles
A Reichshoffen, la mort fauchait leurs rangs
Nos ennemis dans les bois invisibles
Comme des loups poursuivaient ces géants
Depuis le jour disputant la bataille
Franc, ils portaient ton drapeau glorieux
Ils sont tombés vaincus par la mitraille
Et non par ceux qui tremblaient devant eux

Refrain:
Voyez là-bas comme un éclair d'acier
Ces escadrons passer dans la fumée
Ils vont mourir et pour sauver l'armée
Donner leur sang du dernier cuirassier
Donner leur sang du dernier cuirassier

On leur dit "Il faut sauver la France
C'est de vous seuls que dépend l'avenir
De Waterloo gardez la souvenance
Ainsi qu'alors, il faut vaincre ou mourir"
Le vent du soir, soulevant leurs crinières
Et secouant leur cuirasse d'airain
Fit tressaillir au fond de leurs tanières
Ces allemands qui se battaient en vain

Par quatre fois, torrent irrésistible
Ce flot humain troua les rangs pressés
Des Allemands, que cet élan terrible
Sur les prés verts couchaient comme les blés
Ils sont passés, mais après la bataille
Quand on chercha ces régiments de fer
Les corbeaux noirs déjà faisaient ripaille
Du sang fumant et de lambeaux de chair
































Cette chanson existe sur les CD suivants :

Les chansons patriotiques


Les chansons patriotiques 1900-1920

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