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Barbara

J.Prevert/J.Kosma

1949

La destruction de Brest en 1944 vue par Jacques Prévert. La ville n'a été libérée que le 18 septembre 1944 après 43 jours de siège et d'intenses bombardements qui l'ont détruite à 90%. Brest dont il ne reste rien...  Et qu'est devenue Barbara dans tout cela ? Et comment Prévert a-t-il pu écrire un si jolie chanson avec une pluie de fer, de feu, d'acier et de sang ? Un chef-d'oeuvre dont il nous reste une immense et grandissime conclusion: "Quelle connerie que la guerre...". Rien n'a changé...

Sur la destruction de Brest, voir aussi la très belle chanson de Pierre MacOrlan : "Fanny de Laninon"


Extraits mp3 :



Yves Montand


Les Frères Jacques

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N'oublie pas

Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas

Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sur la mer
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara

Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien
































Cette chanson existe sur les CD suivants :

Yves Montand "Le chant des partisans"


Les Frères jacques "Poésie et dérision"


Yves Montand voL 1

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