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En revenant de la revue

.Delormel/L.Garnier - L-C.Desormes

1886

Une chanson qui fait penser immanquablement au Général Boulanger, bien qu'à l'origine elle n'aie rien eu de politique. C'est Paulus qui sous le coup d'une étrange inspiration patriotique, en modifia un vers en la chantant le soir du 14 juillet 1886 à l'Alcazar. "Moi, j'faisais qu'admirer, la fière allure de nos troupiers" devint "Moi, j'faisais qu'admirer, Not'brave général Boulanger". Dans la salle, c'est du délire. Boulanger symbolisait alors le renouveau de l'armée et la revanche que tout le monde souhaitait. On le surnommait d'ailleurs "Le général La Revanche". La chanson survivra au suicide de de son héros de circonstance et restera une des plus polulaires rengaines à la gloire de l'armée jusqu'en 1914.

Extraits mp3 :



Malloire


André Bourvil

Je suis l'chef d'une joyeuse famille
D'puis longtemps j'avais l'projet
D'emmener ma femme, ma soeur, ma fille
Voir la revue du quatorze juillet
Après avoir cassé la croûte
En choeur nous nous sommes mis en route
Les femmes avait pris l'devant,
Mois, j'donnais l'bras à belle-maman
Chacun d'vait emporter
D'quoi pouvoir boulotter,
D'abord moi, j'portais les pruneaux
Ma femme portait deux jambonneaux
Ma belle-mère comme fricot
Avait une tête de veau
Ma fille son chocolat
Et ma soeur deux oeufs au plat.

Refrain:
Gais et contents
Nous marchions triomphants
En allant à Longchamp
Le coeur à l'aise
Sans hésiter
Car nous allions fêter
Voir et complimenter
L'armée française !

Bientôt d'Longchamp on foule la p'louse
Nous commençons à nous installer
Puis j'débouche les douze litres à douze
Et l'on s'met à saucissonner
Tout à coup, on crie "Vive la France"
Crédié ! C'est la r'vue qui commence !
J'grimpe sur un marronnier en fleurs
Et ma femme sur l'dos du facteur
Ma soeur qui aime les pompiers
Acclame ces fiers troupiers
Ma tendre épouse bat les mains
Quand défilent les Saint-Cyriens
Ma bell'-mère pousse des cris
En r'luquant les spahis
Moi j'faisais qu'admirer
Not' brave général Boulanger !

Refrain

En route j'invite quèqu's militaires
A v'nir se rafraîchir un brin
Mais à force de licher des verres
Ma famille avait son  p'tit grain
Je quitte le bras de ma belle-mère
Je prends celui d'une cantinière
Et le soir, lorsque nous rentrons,
Nous sommes tous complètement ronds
Ma soeur qui était en train
Ramenait un fantassin
Ma fille qui avait son plumet
Sur un cuirassier s'appuyait
Ma femme sans façon
Embrassait un dragon
Ma bell'mère au petit trop
Galopait au bras d'un turco !

Refrain
































Cette chanson existe sur les CD suivants :

Ces années là 1850-1899


L'Histoire de France


Chansons de conscrits


La belle époque


Les mélodies éternelles


Nos plus belles chansons Vol1 1890-1905


Les chansons patriotiques 1900-1920

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