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Romance en l'honneur du jeune r├ępublicain Bara

1793

Se chantait sur l'air de « Comment goûter quelque repos »

Joseph Bara, jeune tambour, qui, à  quatorze ans, a préféré la mort, à crier : Vive Louis XVII. Il fut tué près de Cholet dans une embuscade. La légende s'est emparée de cette mort héroïque

Coeurs sensibles et généreux,
Braves soutiens de la Patrie
Mêlez à ma voix attendrie,
Vos chants, vos soupirs douloureux :
Bara, dans un âge encore tendre,
Est mort, avec nos défenseurs ;
Son ombre a des droits à nos pleurs,
Laissons-les couler sur sa cendre.

La main qui creusa son tombeau,
A peine au matin de la vie,
D'un laurier vainqueur de l'Envie
Couvrit à jamais son berceau :
Victime de la rage impie
Des vils esclaves de ces tyrans,
Il n'a vécu que deux instants,
Et tous les deux pour sa Patrie ?

O vous ! ses amis, ses vengeurs,
Enfants qui croissaient pour la gloire,
C'est peu d'honorer sa mémoire
Par des regrets et par des pleurs.
Ah ! si des palmes immortelles
Couronnent son front radieux,
Songez qu'un trépas glorieux
Peut en mériter d'aussi belles.
































Cette chanson existe sur les CD suivants :

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