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Le chant des Marais

Paroles de Esser, musique de Rudy Goguel

BORGERMOORLIED -1933 : chant de captivité

Ce très beau chant de résistance a été composé par deux prisonniers allemand en 1933 dans le camp de concentration nazi de Boergermoor. C'est cette année là en effet que sont créés par Hitler les premiers camps de concentration. Ce chant d'espoir s'est très vite répandu, et par la force des choses, a été traduit dans beaucoup de langues. La version française semble être due à un déporté du camp de Buchenwald.

Ecoutez la musique :

Extraits mp3 :



Alain Vanzo


Coffret 3 CD Le Front Populaire

Loin dans l'infini s'étendent les grands prés marécageux
Pas un seul oiseau ne chante dans les arbres secs et creux

Refrain :
O terre de détresse où nous devons sans cesse piocher
O terre de détresse où nous devons sans cesse aimer.

Dans ce camp morne et sauvage, Entouré d'un mur de fer
Il nous semble vivre en cage, Au milieu d'un grand désert.

Bruits de chaînes, bruits des armes, sentinelles jour et nuit,
Des cris des pleurs des larmes, la mort pour celui qui fuit

Mais un jour dans notre vie, le printemps refleurira
Libre alors, ô ma Patrie, je dirai "- tu es à moi!"

Version originale en allemand

Wohin auch das Auge blicket,
Moor und Heide nur ringsum.
Vogelsang uns nicht erquicket,
Eichen stehen kahl und krumm.

Wir sind die Moorsoldaten,
Und ziehen mit dem Spaten,
Ins Moor.

Hier in dieser öden Heide
Ist das Lager aufgebaut,
Wo wir fern von jeder Freude
Hinter Stacheldraht verstaut.

Wir sind die Moorsoldaten,
Und ziehen mit dem Spaten,
Ins Moor.

Morgens ziehen die Kolonnen
In das Moor zur Arbeit hin.
Graben bei dem Brand der Sonne,
Doch zur Heimat steht der Sinn.

Wir sind die Moorsoldaten,
Und ziehen mit dem Spaten,
Ins Moor.

Heimwärts, heimwärts jeder sehnet,
Zu den Eltern, Weib und Kind.
Manche Brust ein Seufzer dehnet,
Weil wir hier gefangen sind.

Wir sind die Moorsoldaten,
Und ziehen mit dem Spaten,
Ins Moor.

Auf und nieder gehn die Posten,
Keiner, keiner, kann hindurch.
Flucht wird nur das Leben kosten,
Vierfach ist umzäunt die Burg.

Wir sind die Moorsoldaten,
Und ziehen mit dem Spaten,
Ins Moor.

Doch für uns gibt es kein Klagen,
Ewig kann's nicht Winter sein.
Einmal werden froh wir sagen:
Heimat, du bist wieder mein:

Dann ziehn die Moorsoldaten
Nicht mehr mit dem Spaten
Ins Moor!
































Cette chanson existe sur les CD suivants :

Le Front Populaire, la grande illusion


Paroles de scouts


100 chansons tricolores 1939-1950


Chants et marches de la liberation


Chants des appelés

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